Qu'est-ce que la biodiversité ?

La Convention sur la diversité biologique définit la biodiversité comme la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie. Cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces, ainsi que celle des écosystèmes.

Ces trois composantes interdépendantes de la biodiversité (génétique ou intraspécifique, spécifique ou interspécifique et écosystémique) conditionnent le maintien des écosystèmes et des êtres vivants qui les peuplent en leur permettant de survivre, normalement, aux changements de leur environnement.

  • La première rend compte de la variabilité génétique au sein d’une même espèce et lui permet de s’adapter aux changements de l’environnement. C’est un des moteurs de l’évolution et de la création de nouvelles espèces. C’est aussi cette variabilité qui permet à certains individus d’une espèce de coloniser de nouveaux milieux.
  • La deuxième, la diversité interspécifique, correspond au nombre d’espèces vivantes. C’est d’elle que l’on parle généralement en utilisant le terme de biodiversité car c’est la plus simple à appréhender. Son appauvrissement se traduit par la disparition accélérée (crise d’extinction) des espèces vivantes généralement dû à des modifications brutales ou de très grande ampleur de l’environnement. Celle des dinosaures est certainement la plus populaire même si l’ampleur de celle que nous connaissons aujourd’hui peut apparaître plus grave dans la mesure où elle a un impact direct sur l’Homme.
  • La troisième, la diversité écosystémique, évalue la diversité des différents écosystèmes présents sur terre. Les écosystèmes sont constitués par :
    - Les êtres vivants (dont l’Homme) qui forment la biocénose
    - Le milieu ambiant, le biotope, dans lequel ils vivent.

Le concept d’écosystème explore les interactions entre biotope et biocénose mais également entre les espèces.  La diversité écosystémique est essentielle dans la mesure où son appauvrissement a un impact direct sur la diversité interspécifique pour les espèces vivant uniquement dans certains milieux subissant des perturbations importantes. Par exemple, de nombreuses espèces vivant dans les récifs coralliens sont aujourd’hui en grave danger du fait de la modification de la température de l’eau induite par le réchauffement climatique.

Pourquoi protéger la biodiversité ?

Fruit de 3,5 milliards d’années d’évolution, la richesse des écosystèmes fournit à l’humanité des services essentiels.

En tout premier lieu, cet équilibre de la biodiversité génère des ressources premières vitales telles que l’eau douce, les aliments ou encore le bois et assure la diversité des identités génétiques. Ensuite, les écosystèmes équilibrés ont une fonction régulatrice, notamment pour les températures, les conditions climatiques, la gestion des déchets et de l’eau mais aussi pour la pollinisation, cruciale pour la reproduction des espèces végétales. Ils sont également garants d’un habitat sûr pour les espèces migratrices, assurant la viabilité de leur identité génétique. Enfin, la richesse des écosystèmes assure à l’humanité de nombreux avantages immatériels, culturels, spirituels et esthétiques.

Des projections inquiétantes

Aujourd’hui, l’appauvrissement de la biodiversité est une source majeure de préoccupation. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, l’Anthropocène et c’est la première époque pour notre planète où le facteur majeur de changement environnemental est l’action de l’homme.

L’OCDE prévoit que d’ici 2050, on constatera un recul de 10% de l’indice AME (Indicateur d’Abondance Moyenne des Espèces). En effet, l’empiètement accru de l’homme sur les écosystèmes, mais aussi la pollution et le changement climatique qui résultent de nos activités ont dangereusement fragilisé la biodiversité. Un tiers de la végétation d’eau douce a disparu et cette tendance va se confirmer si des actions ne sont pas prises pour endiguer le phénomène. L’homme sera également victime de l’appauvrissement de la variété d’espèces, en particulier les populations pauvres et les peuples autochtones, qui tirent directement leur mode de vie dans les services rendus par leur écosystème.

Les 17 Objectifs de développement durable des Nations Unies détaillent les nombreux champs d’action pour lesquels l’Homme doit désormais s’engager afin de corriger son impact et ainsi limiter les effets de la dégradation des milieux naturels.

quis, consectetur Aliquam ut dictum Donec consequat. elit. justo nec leo dolor.