La biodiversité que nous connaissons aujourd'hui est le résultat de 3,5 milliards d'années d'évolution. Malheureusement, en raison de la surexploitation humaine des ressources naturelles, de nos modèles de développement non durables et des perturbations qui en résultent pour l'environnement, nous traversons une crise d'extinction des espèces qui accompagne une dégradation sans précédent des écosystèmes dans l’histoire de l’humanité. Cette dégradation a des conséquences graves pour notre qualité de vie et même, dans certaines régions, sur la capacité des hommes à y vivre.

En effet, même si nous n’en avons généralement pas conscience, les services rendus par les écosystèmes contribuent de manière plus ou moins directe à notre bien-être ou tout simplement à notre survie. On peut reprendre la classification proposée par l’Union Européenne:

  • Les services d’approvisionnement qui nous fournissent en nourriture, en eau douce, en fibres, en ressources génétiques et qui nous donnent certains médicaments.
  • Les services de régulation comprennent les bénéfices que nous tirons des processus naturels des écosystèmes. Ceux-ci permettent l’équilibre des climats, la purification des eaux, la gestion des risques naturels, la pollinisation, la gestion des déchets ou la lutte antiparasitaire.
  • Les services d’habitat qui permettent de perpétuer les niches des espèces migratrices, garantissant la durabilité des patrimoines génétiques.
  • Les services culturels sont les bienfaits immatériels que tirent plus spécialement les êtres humains, tels que l'enrichissement spirituel, le développement intellectuel, les loisirs et les valeurs esthétiques.

La stabilité des écosystèmes relève d’un équilibre fondé sur la variété des espèces qui les constituent et une utilisation raisonnée des services. Une biodiversité équilibrée est ainsi le gage que ces différents services continueront d’être rendus par les écosystèmes. La dégradation de la qualité de ces services et leur perte est donc fatale à l’ensemble des espèces et certaines d’entre elles ont déjà subi l’impact de l’homme sur cette biodiversité.

Un futur incertain pour les écosystèmes de la planète

L’OCDE a identifié dans ses projections pour 2050 les points majeurs d’appauvrissement de la biodiversité qui conduisent inévitablement à l’effondrement des écosystèmes :

  • Les changements dans l’utilisation des sols (ex. agriculture),
  • L’expansion de la sylviculture commerciale,
  • Le développement des infrastructures,
  • L’empiètement des activités humaines
  • La fragmentation des habitats naturels
  • La pollution et le changement climatique

Ils coïncident par ailleurs avec les menaces majeures énoncées dans le Rapport Planète Vivante 2016 du WWF.

Tous ces indicateurs convergent vers des projections alarmantes quand on sait à quel point les écosystèmes et les services qu’ils rendent aux espèces sont essentiels à leur survie et bien-être. Selon une étude de Biodiversity Information System for Europe (BISE), les écosystèmes sont amenés à s’effondrer ou à se modifier profondément au-delà d’un certain seuil de déséquilibre, à plusieurs degrés de pérennité. Tant au niveau local que mondial, tous les changements infligés aux écosystèmes engendrent ainsi des modifications dans les processus qui les régissent.

Nous faisons donc face à des mutations profondes dans la structure des différents milieux naturels de la planète, occasionnant ainsi un déséquilibre majeur dans les bénéfices que nous en tirons pour notre survie.

Si des mesures ne sont pas prises durablement pour enrayer la fragilisation croissante et l’effondrement de nos écosystèmes, nous assisterons à la perte des services qui nous sont indispensables pour vivre.

Le projet EduConservation a ainsi pour objectif de sensibiliser les jeunes des trois pays pilotes à la place cruciale qu’occupe la biodiversité dans leurs environnements respectifs. Avec nos partenaires privés et publics, nous œuvrons à une prise de conscience globale et généralisée des challenges environnementaux causés par l’intensification des activités humaines et le doublement de population prévu en Afrique d’ici 2050.

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