Le bitcoin coûte cher à l’environnement

La célèbre cryptomonnaie a beaucoup fait parler d’elle ces dernières semaines. En effet, sa valeur s’est envolée jusqu’à frôler les 20 000 dollars américains alors qu’elle ne valait que 108 $ début janvier 2015, défiant ainsi les systèmes financiers traditionnels puisque le bitcoin est une monnaie qui ne dépend d’aucune banque centrale ni d’aucune autorité de régulation. Une révolution monétaire qui fascine mais qui n’est pas sans conséquences sur l’environnement, comme l’explique un article du Forum Economique Mondial.

Qu’est-ce que le bitcoin ?

Créé en 2008, le bitcoin est une monnaie virtuelle qui s’obtient par codage informatique. Un bitcoin est en réalité une ligne de code cryptée, d’où son appellation de cryptomonnaie. Seuls 21 millions d’unités peuvent être « minées », générées par des ordinateurs, et il est possible d’acheter jusqu’à 8 décimales d’un bitcoin. Ils sont détenus par les utilisateurs dans des portefeuilles numériques, qui leur servent d’identifiant pour toutes les transactions. Comme n’importe quelle monnaie, le bitcoin sert à acheter des biens ou des services et sa valeur fait l’objet de spéculations.

Pour s’assurer de leur unicité, et afin d’empêcher toute fraude, les transactions font l’objet d’un certain nombre de vérifications. Elles sont regroupées en blocs de 1 000 et consignées dans des registres électroniques publics, accessibles à tous les acteurs de la chaîne. Ce processus s’appuie sur une technologie logicielle appelée blockchain. Cette technologie est pointée du doigt dans l’étude menée par Alex de Vries comme étant particulièrement énergivore.

La consommation d’énergie de 159 pays

C’est la quantité d’énergie nécessaire au fonctionnement du bitcoin ! Les ordinateurs tournent en effet à plein régime pour vérifier les transactions et miner (créer) de nouveaux bitcoins. L’empreinte carbone du bitcoin est des dizaines de fois plus importantes que celles des autres technologies financières alors qu’elle ne représente aujourd’hui qu’une part infime des transactions financières dans le monde. Son développement, sur la base des technologies existantes, constituerait donc une nouvelle menace pour l’environnement.

La consommation électrique nécessaire à la fabrication et aux échanges des cryptomonnaies est si importante que les « mineurs informatiques » doivent au plus vite réfléchir à des solutions plus durables pour continuer leur activité. Car celle-ci leur demande du matériel de plus en plus performant, au coûts énergétiques élevés, ce qui contribue au réchauffement climatique et à la fragilisation des écosystèmes.

Comment rendre les cryptomonnaies plus durables ?

Afin de valider les blocs précédemment mentionnés, le système le plus répandu, soit la preuve de travail, demande à chaque acteur vérifiant les transactions de résoudre informatiquement un puzzle mathématique. Ce type de vérification très complexe demande donc de grandes performances informatiques – et énergétiques ! Alex de Vries suggère de passer plutôt par la preuve d’enjeu, un système moins énergivore qui choisit les vérificateurs en fonction du nombre de bitcoins qu’ils possèdent. En effet, le vérificateur ayant tout intérêt à conserver ses bitcoins plutôt que de les revendre, ce processus réduit le nombres de transactions, et ainsi le coût énergétique.

Le bitcoin a toute sa place dans la redéfinition des échanges et des interactions humaines portée par la 4ème révolution industrielle, amenant des valeurs décentralisées et proposant une vision affranchie des structures étatiques ouvrant la voie à de nouvelles perspectives sociales et citoyennes. Devant l’enthousiasme qu’elles suscitent, il devient dès lors essentiel de rendre les cryptomonnaies plus durables, afin que leur essor ne soit plus une menace pour l’environnement.

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